mardi 22 juillet 2014

Déclaration commune des élus de la majorité alsacienne - Strasbourg, le 21 juillet 2014



A la suite des derniers rebondissements de la Loi sur la réforme territoriale et du coup de force de la majorité parlementaire socialiste, les élus de la majorité alsacienne expriment leur opposition la plus totale à une vision purement technocratique et déconnectée des bassins de vie de nos populations.

Cette vision impose à l’Alsace une fusion avec la Lorraine et Champagne-Ardenne, créant de ce fait un territoire plus grand que la Belgique ou la Suisse et  conduisant à la création d’une collectivité ingérable où les prises de décisions seront, plus que jamais, éloignées du terrain.

Alors que les élus alsaciens ont tenu à dialoguer avec pragmatisme avec le Gouvernement sur la réforme territoriale, les dernières propositions du Gouvernement et le débat à l’Assemblée nationale ont, au contraire, révélé que l’Alsace n’était considérée que comme la variable d’ajustements d’arrangements politiciens.

Soucieux de la proximité avec nos concitoyens, de l’efficacité de l’action publique, de la compétitivité de l’Alsace et de son rayonnement au sein du bassin rhénan, nous défendons avec force les intérêts de l’Alsace et le statut de capitale européenne de Strasbourg.

En effet, il s’agit de mener une véritable réforme de fond de notre organisation territoriale et non pas de construire une méga-région qui constitue en réalité une régression de la décentralisation.

L’Alsace est prête à être,  une nouvelle fois, une terre d’expérimentation en matière de gestion publique comme elle a su le montrer par le passé et peut témoigner de sa capacité d’innovation quant à son organisation territoriale.

Cette déclaration est en soutien de l’initiative prise par le Maire de Mulhouse qui vient de lancer une pétition appelant les Alsaciens à prendre leur destin en main.

Nous appelons à la mobilisation des forces vives et de l’ensemble des citoyens d’Alsace afin que le débat parlementaire qui se poursuivra au Sénat et à l’Assemblée Nationale prenne enfin en compte la voix de l’Alsace.



Jean-Marie Bockel                 
Françoise Boog                     
Jean-Louis Christ                    
Laurent Furst                         
Francis Grignon         
Arlette Grosskost                   
Antoine Herth                                    
Patrick Hetzel            
Francis Hillmeyer                    
Fabienne Keller                      
Guy-Dominique Kennel
André Reichardt                    
Frédéric Reiss                        
Jean-Luc Reitzer       
Philippe Richert                     
Sophie Rohfritsch                  
André Schneider
Esther Sittler                          
Michel Sordi                          
Eric Straumann          
Claude Sturni                        
Catherine Troendle

mercredi 16 juillet 2014

Le groupe socialiste à l’Assemblée Nationale redessine la carte des régions de France : cette proposition est inacceptable !

Le Groupe Socialiste de l’Assemblée Nationale a décidé hier matin, en amont de l’examen par l’Assemblée du projet de loi de réforme territoriale, de présenter une nouvelle carte des régions françaises en fusionnant notamment l’Alsace, la Lorraine et la Champagne-Ardenne.

Ce choix politique des députés socialistes vient contredire l’ensemble des réflexions et travaux qui ont été menés depuis plusieurs semaines.

Soucieux de saisir l’opportunité de renforcer la décentralisation et la lisibilité de l’action publique, les élus alsaciens avaient rejeté l’idée du statu quo.

- d’une part l’option de la mise en place du Conseil d’Alsace par la fusion du Conseil Régional et des Conseils Généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin a été proposée,

- d’autre part le projet de fédérer l’Alsace et la Lorraine proposé par le Président de la République et le Premier Ministre a fait l’objet d’échanges et de demandes de précisions.

Tout a été remis en cause !

C’est une nouvelle option qui a été retenue, sans concertation, guidée par les intérêts particuliers de certains responsables socialistes.

Cette position est totalement inacceptable.

D’abord, cette vision aboutira immanquablement à dénaturer le rôle même de la Région, telle qu’elle existe aujourd’hui. La collectivité régionale perdrait son caractère indispensable de proximité et la connaissance des territoires par les élus.

Ensuite, elle porte en elle un risque majeur pour le statut de capitale de Strasbourg.

Aussi, les élus de la Majorité alsacienne s’opposent fermement et unanimement à la proposition du groupe socialiste de l’Assemblée.

Ils en appellent au Gouvernement pour respecter le travail fait dans les territoires et favoriser un véritable dialogue, auquel il s’était par ailleurs engagé. Faute de quoi, cela pourrait être, une nouvelle fois, perçu à juste titre par nos concitoyens comme un désintérêt pour l’Alsace pour des raisons uniquement politiciennes.

Les élus alsaciens vont continuer, dans le cadre du travail parlementaire sur ce premier texte, mais aussi sur le second relatif aux compétences et qui sera examiné à la rentrée, à se battre pour porter une vision cohérente et efficace de la décentralisation.

Aujourd’hui, face à cette nouvelle donne qui nous est imposée, celle-ci passe d’abord par la question clés des compétences et des moyens, ainsi que par la réactivation du projet de Conseil d’Alsace.

Ils rappellent aussi aux élus de la majorité présidentielle que l’intérêt de Strasbourg et sa place de capitale européenne et régionale et la défense de l’Alsace méritent autre chose que des postures partisanes. Ils invitent ces élus à se mobiliser aux côtés de la majorité alsacienne, pour faire valoir les intérêts de notre région.

Philippe Richert, Président du Conseil Régional d’Alsace, Guy-Dominique Kennel, Président du Conseil Général du Bas-Rhin

Jean-Louis Christ, Laurent Furst, Arlette Grosskost, Francis Hillmeyer, Antoine Herth, Patrick Hetzel, Frédéric Reiss, Jean-Luc Reitzer, Sophie Rohfritsch, André Schneider, Michel Sordi, Claude Sturni, Eric Straumann, Députés,

Françoise Boog, Francis Grignon, Fabienne Keller, André Reichardt, Esther Sittler, Catherine Troendlé, Sénateurs